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Publié pour la première fois en 2013, ce travail sur l'affaire Vacher n'avait rien d'une croisade pour la révision d'un procès dont jusqu'à la dernière page du manuscrit fut pesé le bien-fondé. Mais au grè de l'instruction du dossier finit par se poser la question de la vraisemblance du personnage et jusqu'à celle de son existence-même.

 
L'impulsion initiale fut donnée par le visionnage du film de Bertrand Tavernier intitulé Le juge et l'assassin, découverte tardive d'une œuvre où le spectaculaire, pourtant largement atténué par le fait que les meurtres n'y sont qu'évoqués verbalement, transpirait encore de la prestation outrancière de celui incarnant ce personnage principal. Une performance ayant révélé au grand public une facette méconnue du talent de l'acteur, mais qui incidemment contribuait à servir un sensationnalisme que le film lui-même tentait pourtant d'épargner au public. Ce contraste entre la banalisation d'une affaire criminelle à la limite de la suggestion d'un mythe pur et simple, et la théâtralisation d'une folie meurtrière chez l'auteur supposé de véritables abominations laissait le sentiment d'une maladresse ou d'une forme d'humour confinant à la perversité.

 
De ce scénario invraisemblable de bout en bout il fallait rechercher quelles pouvaient être les sources dans la réalité de l'époque, et pour ce faire consulter le dossier complet de l'affaire disponible aux Archives Départementales. Il suffisait de comparer les faits décrits à ceux rapportés ou colportés dans la presse en vérifiant la concordance des dates et la chronologie, pour obtenir un diagnostic sur la crédibilité de l'affaire et la fiabilité du récit. 


Les chapitres sont ici réduits à l'essentiel quant aux informations et indices qu'il fournissent pour comprendre l'affaire avec le plus de réalisme que possible, sans chercher à émouvoir le lecteur ni à l'influencer mais sur la base de ce qui ressort de concret ou de crédible du dossier, ainsi que des chroniques et coupures de presse datant de l'époque des faits jusqu'à nos jours. Partant de ces données pour jeter un regard objectif sur l'affaire, aucun ouvrage publié après 1910 n'a servi de source ni de référence.

 

Vers le livre

Aperçu biographique

On jugera au final s'il convient de parler d'une affaire pour peu qu'il lui reste alors un brin de vraisemblance, mais telle qu'elle nous est contée dans sa version cinématographique il s'agit d'abord d'une histoire. 

Puisqu'il est condensé pour ne livrer que l'essentiel des faits des origines du personnage à son exécution, il suffit de reproduire ici l'intégralité du premier chapitre pour en avoir une vue d'ensemble…
 
Joseph Vacher naît le 16 novembre 1869 à Beaufort dans l’Isère, de Pierre du même nom et de Rosalie RAVIT. Les dix enfants survivants de celle-ci perdent leur mère alors que Joseph a 14 ans.

En 1885 il entre dans la congrégation des Frères Maristes qu’il quitte deux ans plus tard. Après avoir exercé de petits emplois il est incorporé en 1890 dans l’armée où il devient caporal, puis sergent. Durant son service il rencontre une jeune femme, Louise Barrant, qui lui promet le mariage. Mais quelques temps après, Louise s’éprend d’un autre jeune homme et se refuse finalement à leur union. 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Vacher par désespoir tire trois coups de revolver en direction de Louise et vide son chargeur des deux balles restantes qu’il se loge dans la tête à hauteur de l’oreille. Il est hospitalisé, rayé des listes de l’armée pour être interné dans les asiles de Dôle dans le Jura puis de St Robert dans son département d’origine. Au bout de quelques mois il quitte ce dernier avec un certificat de bonne conduite et l’assurance de son rétablissement de la part des médecins.

Toujours porteur des deux balles qui ne lui ont pas été extraites, il se met à chercher asile auprès de sa famille qui le lui refuse, et c’est une vie errante qu’il mène à partir de 1894, faisant commerce itinérant ou cherchant à se louer pour des travaux de ferme. En 1897 il est arrêté en Ardèche pour un outrage public à la pudeur et mis en détention. A quelques kilomètres de là, dans l’Ain, le juge Émile Fourquet fraîchement nommé à son poste s’intéresse au cas de Vacher. Il le fait transférer auprès de lui à Belley où il finit par l’inculper de nombreux meurtres commis sur le territoire français au cours des mois précédents. 

Aux termes d’une longue instruction et de la procédure, Vacher se retrouve condamné à mort pour un assassinat perpétré en 1895 sur la personne d’un jeune berger à Bénonces dans l’Ain. Il est porté jusque sur la guillotine à Bourg-en-Bresse au matin du 31 décembre 1898.